Surson site Internet, Hyperloop One met en scène cette accélération, aussi légère pour la voie que pour les passagers. Une vidéo montre une capsule passer de 0 à 1 000 kilomètres-heure Imaginerà quoi ressemblera le train du futur dans 100 ans relève de la gageure. Mais les projets actuels permettent d’avoir une petite idée de ce qui nous attend demain. L’Aérotrain, le précurseur du train du futur. Des Maglevs à l’Hyperloop. Un train du futur qui doit répondre à des besoins. Lesdeux premiers chanceux étaient le directeur de la technologie et co-fondateur de Virgin Hyperloop, Josh Giegel, et la responsable de l'expérience passagers, Sara LHyperloop, projet d'Elon Musk, permettrait de propulser des capsules de passagers dans des tunnels sous vide à plus de 1 000 km/h. Présenté pour la première fois au public par l'homme d'affaires Elon Musk en Traindu futur : premier test avec passagers pour Virgin Hyperloop. Futurs trains régionaux, TGV nouvelle génération ces projets de trains du futur de la SNCF. La première flotte de trains Lemilliardaire aurait soutenu le développement de l’Hyperloop dans l’unique but de saboter le projet de train à grande vitesse californien, selon le Time. Un tour de passe-passe climaticide du dirigeant, qui se présente pourtant comme très préoccupé par les émissions de gaz à effet de serre. Les transports en commun, « ça craint Leprojet du livre blanc prenait en compte l’intégration de la LGV reliant Marseille à Nice, la modernisation de la ligne TER Aix-Marseille, la réouverture de la ligne Aix-Rognac, la réalisation de centaines de kilomètres de voies en site propre pour un réseau métropolitain de bus rapides, 700M€ pour des projets routiers, et 800M€ pour des projets liés aux modes doux (piétons En savoir plus sur le projet Hyperloop One] Écrous et boulons. Hyperloop One a annoncé en 2016 avoir reçu un financement de 80 millions de dollars pour développer le système de transport ultra-rapide. Cette photo est une vue de l’appareil dit de lévitation qui a été développé par l’équipe Hyperloop One. Construire une piste d'essai HyperloopTechnologies vient de valider les premiers tests de l’Hyperloop, un système qui pourrait à terme remplacer le train pour le transport de fret et Ceprojet initié par le milliardaire américain Elon Musk (fondateur de Tesla et SpaceX), permettrait de parcourir en 30 minutes les 600 kilomètres séparant Los Angeles de San Francisco en allant à une vitesse de 1 000 km/h. Le train passerait dans un tube ce qui supprimerait la pression atmosphérique et les frottements de l’air. Un réseau test sera u83t. Le projet de train supersonique Hyperloop pourrait être commercialisable des 2025 et permettrait de voyager à la vitesse de 1300 km/h. En matière de transport, l’avion est pour le moment indétrônable en matière de vitesse et de sécurité, ce qui fait qu’il reste le moyen privilégié par les voyageurs sur les longues distances. Mais la donne pourrait très rapidement changer avec l’arrivée dans un futur très proche de ce que l’on pourrait appeler le concorde des trains ». Le projet Hyperloop », imaginé par un milliardaire américain, pourrait en effet vous faire voyager à la vitesse folle de 1300 km/h. La genèse du projet Hyperloop Dans sa genèse, le projet a tout de l’invention d’un savant fou. Imaginé par Elon Musk, fondateur de PayPal, de la société automobile Tesla ou encore de Space X l’un des prestataires externe de la NASA. Des références gage de sérieux pour le projet Hyperloop qui semble donc loin d’être une utopie cantonnée aux livres de sciences-fiction. C’est en août 2013 que Musk dévoile son projet au grand public et à la communauté scientifique dans un livre blanc de 57 pages afin de trouver des partenaires pour développer le concept, ce qu’il n’a pas le temps de faire lui même. Depuis, plus d’une centaine d’ingénieurs s’attèlent à la tâche et il semblerait que le projet avance bien puisque les premiers prototypes pourraient voir le jour dès 2015 pour une commercialisation en 2025. Concrètement, comment est-il possible d’arriver à atteindre une vitesse de 1300 km/h en train ? La réponse est “simple” selon la pensée de Musk. Il suffit de construire des tubes géants le plus rectilignes possible à très basse pression à l’intérieur duquel, les wagons du train reposeraient sur coussins d’air et flotterait grâce à des électroaimants. Pas besoin de locomotive ici, la pression très basse et l’électromagnétisme serviraient de moyen de propulsion pour un voyage très doux » selon les concepteurs. Un tel projet permettrait, à titre d’exemple, de relier Londres et Marseille en moins d’une heure, de quoi faire gagner un temps fou aux voyageurs avec des tarifs abordables puisque le prix d’un Los Angeles — San Francisco est estimé à 20 dollars. Pour le moment, le budget nécessaire à la construction des infrastructures semble être le plus gros frein. En effet, le tronçon de 650 kilomètres coûterait en 6 et 10 milliards de dollars en l’état actuel des choses. Et si le TGV n’était déjà plus l’alpha et l’oméga du déplacement terrestre à grande vitesse ? Et s’il s’agissait même d’un véhicule qu’il faudra bientôt exposer dans les musées ? Des équipes d’ingénieurs travaillent sur un train sous vide d’air », appelé Hyperloop, capable de transporter des passagers à - km/h, dans des modules autonomes. L’idée n’est certes pas neuve puisque déjà évoquée au début du XXe siècle, mais les nouvelles technologies et l’évolution des matériaux ont accéléré le développement. Les premiers Hyperloop pourraient circuler entre 2025 et 2030. Imaginez-vous installer comme dans un avion, circulant à km/h, et ainsi réaliser un Paris-Limoges en… 25 minutes pour une quarantaine d’euros. Pas mal, non ? En Corée du Sud et au Canada, la technologie lire par ailleurs ne semble déjà plus être un problème. À tel point que les sociétés qui portent ces projets sont en phase de négociations avec plusieurs états pour que soient construites les premières lignes au Canada avec deux lignes possibles entre Toronto-Montréal et Edmonton-Calgary, aux États-Unis avec un San Francisco-Los Angeles, aux Émirats Arabes Unis, etc. S’il manque une ligne à grande vitesse en France, c’est bien entre Paris et Toulouse ! Sébastien Gendron, le cofondateur de TransPod, une start-up canadienne implantée à Toronto, qui travaille sur l’Hyperloop, croit en une première ligne commerciale entre Toronto et Montréal entre 2025 et 2030. Il faut dire que sa petite entreprise est poussée par le milliardaire Elon Musk. Surtout, il croit au déploiement de ce train entre Paris et Toulouse. Il y a un corridor exploitable. Et s’il manque une ligne à grande vitesse en France, c’est bien là ! » Sébastien Gendron a été reçu à l’Élysée avant l’élection présidentielle. Il regrette le peu d’intérêt porté ses interlocuteurs à son dossier. Mais le vent de l’histoire a soufflé. Nicolas Hulot s’est emparé du sujet, surtout que l’infrastructure tubulaire dans laquelle circule le module peut accueillir des panneaux solaires, rendant l’ensemble à énergie positive. Il a été transmis au ministère des Transports. Nous espérons un rendez-vous à la rentrée ». Une nouvelle levée de fonds Car ce train du futur file déjà à vive allure et certains y sont assis en première classe. Le Canada est partenaire. Nous travaillons avec la Suède sur les certifications. Les premières sont attendues en 2022. Nous espérons que la France s’engage également avant la fin de l’année. » La start-up a levé 20 millions de dollars canadiens de fonds pour le développement de sous-ensemble majeurs. Ces travaux sont menés au Canada et en Italie. Nous sommes en négociation pour une deuxième levée de fonds avec la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il serait intéressant que la France puisse également participer au développement d’autres sous-ensembles du train », estime Sébastien Gendron. L’idée est évidemment d’avoir un pied en France, d’y conquérir des marchés outre Paris-Toulouse, un corridor Paris-Francfort est repéré, mais aussi dans les pays où la France a un réseau d’influence important, notamment au Moyen-Orient. Car outre sa vitesse, Hyperloop a un autre atout majeur. Il coûte 30 % moins cher à construire qu’une ligne à grande vitesse, assure Sébastien Gendron. Et plus on avancera dans la technologie plus on pourra faire baisser les coûts. Un scientifique américain nous assure que le coût peut encore être réduit si nous réalisons des tunnels sous-terrains, ce qui règle une grande partie des problématiques liées aux arrivées en centre-ville. » Sébastien Gendron ne voit donc pas ce qui pourrait contrarier la construction de telles infrastructures en France. Il s’agit juste d’une volonté politique ». D’autant qu’à la grande question du financement, le patron de la start-up assure avoir une réponse. Sur des corridors comme ceux-là, nous n’avons même pas besoin de l’État, même s’il voudra conserver un droit de regard sur les tarifs. Des investisseurs privés ont la capacité à aller sur ces domaines. » Y compris chez les opérateurs de transport. Nous ne sommes pas en concurrence avec eux. Nous avons des discussions avec Air France par exemple. Nous sommes concurrents des constructeurs tels qu’Alstom pour les trains mais aussi Airbus ou Bœing ». Un départ toutes les 80 secondes Hyperloop offre également un cadencement inégalable avec un départ toutes les 80 secondes ce qui permet de transporter 45 millions de passagers par an. Les modules ne peuvent transporter que 25 personnes à la fois mais c’est compensé par le nombre de trains qui circulent. Il faut les cadencer pour qu’ils desservent les villes en fonction de la demande. Et pour cela il suffit juste d’aiguiller la capsule en amont de la station » Reste évidemment à parler du prix du billet. On peut tenir un Paris-Toulouse à 60 euros ». Qui dit mieux ? Olivier Chapperon C’est quoi l’Hyperloop ? L’Hyperloop est un projet de transport novateur ressemblant à un train capable d’atteindre la vitesse de 1 200 Km/h grâce à une propulsion sur coussins d’air aimantés dans des tubes sous vide. C’est en 2013 qu’Elon Musk – le fondateur de Tesla,Space X et The Boring Company – décrit ce concept. Il le présente comme un 5ème mode de transport après la voiture, l’avion, le bateau et le train ». Il en publie une description basique dans un livre blanc de 57 pages dont le but est d’inviter une communauté à s’emparer du sujet et le développer. Aujourd’hui, plusieurs projets d’Hyperloop ont vu le jour à travers le monde mais aucun n’est encore opérationnel. La technologie continue cependant d’inspirer de nombreux ingénieurs et pourrait, un jour, permettre de faire émerger des innovations intéressantes. Lire aussi l’Urbanloop, un projet français pour réinventer la mobilité en ville Pour aller plus loin Alors, c’est quoi l’Hyperloop selon Elon Musk ? Eh bien, concrètement, cela consiste à faire circuler dans un tube presque sous vide des capsules sorte de wagon en les propulsant sur un coussin d’air grâce à des aimants. Cela fonctionne un peu à l’image des tables de “air hockey”. Dans sa définition originale, la capsule est ainsi propulsée en lévitation dans le tube sans se voir opposer de résistance ou de frictions. Et ce faisant, elle peut atteindre une vitesse beaucoup plus importante que les trains à grande vitesse. Sur le papier, c’est donc assez simple et ça ressemble à une version géante des tubes pneumatiques qui servaient à envoyer des télégrammes au 19è siècle. D’après le fondateur de SpaceX et Tesla, ce processus permettrait à l’Hyperloop d’atteindre la vitesse de 1 200 Km/h et de relier par exemple les villes de Paris et Marseille en une quarantaine de minutes. Fidèle à une philosophie très “Silicon Valley”, Elon Musk décide à l’époque de laisser le projet en Open-Source. C’est à dire qu’il n’en dépose pas le brevet et laisse n’importe qui de volontaire ayant le financement, bien sûr s’emparer du concept et tenter de mettre sur pied ce train du futur. À la suite de cette publication, de nombreux acteurs se sont donc lancés afin de donner vie à ce projet futuriste. A l’inverse des technologies du Web, l’Hyperloop se rapproche davantage des fusées et des voitures volantes censées faire entrer l’humain dans une nouvelle ère. Cette idée, ainsi que la possibilité de réduire considérablement les temps de trajets séduit bon nombre d’investisseurs et de scientifiques. Lire aussi taxirail, un train léger et autonome pour sauver les petites lignes ferroviaires ? Investisseurs et prototypes des projets dans le monde entier La société la plus connue ayant décidé de bâtir son Hyperloop est sans doute Hyperloop One qui compte, par exemple, la SNCF dans ses investisseurs dont le président est le milliardaire américain, et patron de Virgin, Richard Branson. Après avoir monté une piste de tests de vitesse aux Etats-Unis dans le Nevada, Hyperloop One rebaptisée Virgin Hyperloop One en 2017 travaille actuellement sur deux projets Une ligne qui doit relier Dubai à Abu Dhabi en 12 minutes et une autre ligne, en Inde, permettant de relier les villes de Pune et Bombay. D’autres entreprises se sont également positionnées sur le sujet, dont principalement Hyperloop Transportation Technologies Une société Américaine ayant notamment conclu un accord avec la Slovaquie pour mettre en place d’ici 2020 deux Hyperloop capables de faire Bratislava-Vienne en huit minutes et Bratislava-Budapest en une dizaine de minutes. A noter que HTT a notamment ouvert un centre de R&D en France, à Toulouse, afin de se rapprocher d’Airbus et de profiter de l’excellence de la région en termes d’aéronautique et de technologies. Transpod Transpod est une société canadienne créée en 2015 afin de participer à un concours sur l’Hyperloop organisé par Elon Musk. Elle est dirigée par un français, Sébastien Gendron. Cet ancien ingénieur d’Airbus et son équipe envisagent grâce à leur projet d’Hyperloop de relier les villes de Toronto et Montréal en une demi-heure. Cette entreprise est aussi installée en France. Elle a récemment lancé une piste d’essai près de Limoges. Elle travaille depuis quelques mois sur un projet de ligne Hyperloop en Thaïlande. Enfin, SpaceX la société d’Elon Musk s’investit également dans le projet via la conception d’un prototype et l’organisation annuelle d’un concours Hyperloop Pod Competition réunissant des équipes venant des plus prestigieuses universités du monde afin de leur permettre de faire vivre et évoluer le concept. Où en est l’Hyperloop aujourd’hui ? Le 08 novembre 2020, pour la toute première fois, des passagers sont montés à bord d’un train Hyperloop pour effectuer un voyage de 15 seconde sur une distance de 500 mètres. La capsule, issue du projet Virgin Hyperloop, a atteint la vitesse de 172 km/h. En décembre 2017, Virgin Hyperloop One avait propulsé avec réussite un module d’essai à 387 Km/h. Mais pour rappel, le record de vitesse sur rail établi par un TGV est de 574,8 Km/h. On est donc encore loin de la vitesse supersonique envisagée au départ. Lors d’un concours organisé par Space X l’année dernière, l’équipe Allemande de l’Université Technique de Munich s’est illustrée avec un nouveau record de vitesse en portant son pod jusqu’à 457 km/h. Cependant, ces capsules d’essais ne sont pas habitables et servent pour le moment à valider des hypothèses techniques. Quant à la société américaine HTT Hyperloop Transportation Technologies, elle a réalisé un premier “kilomètre test” en septembre 2018 sur sa piste d’essai à Toulouse. L’entreprise a aussi sorti un prototype de sa capsule récemment. Elle semble plus avancée que ses concurrentes sur cet aspect là. Enfin, l’entreprise Canadienne Transpod espère avoir l’approbation des autorités du pays pour mettre en circulation son Hyperloop d’ici 2027. Elle a notamment levé 500 millions de dollars début 2022 pour accélérer son développement. D’une manière générale, il existe toujours aujourd’hui de multiples contraintes qui ne sont pas encore levées en matière d’infrastructures et de sécurité notamment et qui ne le seront certainement pas avant encore quelques années. Récemment, au début de l’année 2022, l’entreprise Virgin Hyperloop a d’ailleurs annoncé qu’elle se réorientait principalement sur le transport de marchandises et délaisserait le transport de passagers. Nos articles en lien avec l’Hyperloop L’urgence climatique est là. Les Horizons est un média indépendant qui vous permet de développer votre intelligence écologique restez informés, anticipez les tendances, découvrez des solutions, comprenez les enjeux. Et réussissons ensemble la transition écologique.